Youri Vincy est heureux d’annoncer la première exposition personnelle de Jacques Charlier à la galerie Lara Vincy, en écho avec une autre exposition de l’artiste : Jacques Charlier « Une rétrospective », commissariat Nicolas Bourriaud, La Panacée, Montpellier, du 14 octobre 2017 au 14 janvier 2018.
Charlier Lara Vincy
A cette occasion, seront présentées une sélection de peintures des années 2000-2017 provenant de différentes séries : depuis les « Peintures réparées », des tableaux en diptyques avec d’une part une toile fendue évoquant Fontana (avant) et la même toile après réparation au fil à coudre (après) et sa vidéo attenante, démonstration filmée nous indiquant la marche à suivre pour les réparer nous-mêmes ; également montrées diverses peintures sur le thème de l’art telle celle intitulée « Le parcours de l’art », série La route de l’art, arrêt sur image avec la partie inférieure d’un homme flottant dans l’espace sur fond de ciel bleu au dessus d’un champ verdoyant parsemé de pointes érectiles menaçantes ; ou encore celles en images façon BD Lichtenstein dans lesquelles le texte des bulles a été repensé par Charlier qui opére ainsi un détournement perturbant qui nous mène frontalement sur le champ critique de l’art. Il active le même processus dans la série Fessée avec par exemple « Predictive art », une scène de genre avec un personnage en train d’en noyer un autre dans un évier à laquelle l’artiste a ajouté en lettres capitales des énoncés aux thèmes évocateurs : « Curateur bas de plafond », « Experts officiels multi-casquettes », « Unité de valeur plastique »… Son esprit critique aux accents corrosifs et à l’humour décapant est présent partout et sa maîtrise absolue de la technique de la peinture nous permet, en apparence du moins, d’approcher l’art au plus près, mais avec un regard toujours plus déconcerté par ses télescopages conceptuels et ses décalages permanents. Il nous invite à (re)découvrir l’histoire de l’art, son marché, ses mouvements, ses acteurs, etc, à travers une multitude de propositions plastiques : photos, bandes dessinées, vidéos, dessins, peintures… L’artiste n’épargne aucun style ni aucun courant, logique pour Charlier, qui affirme n’en vouloir et n’en avoir aucun, nous pouvons alors nous demander si il ne les aurait pas tous à la fois ? Mais en même temps, nous constatons qu’il s’agit chez lui, depuis ses travaux relatifs au STP dans les années 60 jusqu’à ses peintures plus récentes, d’un art d’attitude, emprunt de multiples détournements et déphasages, qui prend souvent la forme d’une mise en abîme parodique de l’art lui-même.

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